| Biographie | |
| instruments chronologie ![]() Le New York Art Quartet était un précurseur des approches et des philosophies musicales collectives, que des ensembles avant-garde menantes des années 70 developperaient après. En 1966, il se réinstalle à Danemark, où il co-fonde Cadentia Nova Danica, un ensemble composé parfois de plus de 30 personnes. Il enregistre avec eux “Afrodisiaca”. Dans les années 70, John découvre le hatha yoga et la méditation, devenus les centres d’ interêt à vie dans son développement spirituel. Il joue moins sur scène cette période, mais il enseigne à l’ école élémentaire, il compose et conduit des workshops. Vers les années 80, il reprend ses tournées et les enregistrements à l'étranger, en voyageant en Europe, aux Indes, au Japon et en Afrique, en menant ses propres groupes aussi bien qu’en tant que sideman. En 1991 John s'installe à Californie. Ici, il fonde et enrégistre avec “John Tchicai & the Archetypes”, il conduit des workshops dans des écoles, dans des prisons et à la UC Davis. Aujourd’ hui, il continue toujours de composer et travailler sur de nouveaux projets; Il part en tournée et pratique toujours le yoga et méditation. reconnaissance composition concerts enregistrements ![]() teaching
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| Interview | |
| Questions de liberté | |
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Enquête:
Alexandre Pierrepont En décembre 1965, dans Jazz Magazine no. 125, le saxophoniste danois fut un des “26 jazzmen nouveaux à la question”. Trente-cinq ans plus tard, il a bien voulu répondre aux mêmes dix questions. Le temps et le ton ont-ils tellement changé? 1. Comment appelez-vous la musique que vous jouez? Pourquoi? Mes compositions ont des titres différents, elles sont toutes pensées pour des formations et instrumentations différentes. Chacune explore certains sujets musicaux, ou cherche à résoudre un problème musical spécifique. De toutes les improvisations que j’ai faites au cours de ma longue vie, la plupart sont retournées vers l’esprit qui était à leur origine, et n’ont jamais reçu de titre. D’autres, capturées et enregistrées sur bande, cd, 33-tours, vidéo, etc., ont reçu divers titres, comme le montre ma discographie. 2. Votre musique s’inscrit-elle dans une conception générale de la destinée du monde et de l’homme? La politique, la religion, la philosophie ont-elles une part importante dans votre art? Ma musique exprime en partie mes convictions sur ce que signifie “être un humain” et sur le fait que nous sommes tous issus de la même âme. Nous en venons, nous y retournons. C’est une expression de confiance, d’optimisme, d’humour et d’énergie. Mais il vaudrait mieux demander à mon public s’il a, lui, le sentiment que ma musique exprime une conception de la destinée du monde et de l’humanité. Vous obtiendrez une réponse différente pour chacun. Et une bonne politique est préférable à une mauvaise politique. 3. Pensez-vous avant ou pendant que vous improvisez? Si oui, à quoi? Vous voulez probablement me demander si je pense à du texte, à des mots, à des lettres au cours de mes improvisations. Au cours de l’improvisation, le plus souvent, je pense sons, espaces, intervalles, dynamique, combinaisons et structure musicale. Mais si je travaille à partir d’un texte littéraire précis, je pense en plus à ce texte. Des circonstances particulières, qui n’ont rien à voir avec la musique, peuvent bien entendu influencer les schémas de pensée d’un improvisateur, et sa production peut également dépendre du niveau de concentration et d’investissement du musicien dans l’oeuvre. 4. Vous préoccupez-vous du swing quand vous jouez? Même si la musique swingue beaucoup, cela ne signifie pas que je la trouve intéressante ou qu’elle est de grande qualité. Le swing est important vient synonyme d’élan, d’énergie, de vitalité. 5. Prenez-vous du plaisir à jouer? Et essayez-vous de donner du plaisir à ceux qui vous écoutent? Je continue de prendre plaisir à jouer, mais l’on peut parfois en avoir assez, être dégouté de s’écouter, en particulier pendant les longues tournées, quand on doit jouer tous les jours. Alors, une pause de deux jours peut faire des merveilles. Quand je compose et/ou improvise, je suis mes goûts et mes idéaux musicaux. Mais si je travaille sur une commande, je pense qu’il est tout à fait naturel que j’essaie de répondre aux voeux de mon bienfaiteur. 6. Quand vous créez, la beauté est-elle votre objectif? La beauté n’est pas mon but, mais ce que je crée peut être tenu pour beau par un autre. Les idées que l’on se fait de la beauté sont relatives, dépendent de la race, du pays ou de la société, etc. Certain type d’amour peut transformer en beauté ce qu’on appelle laideur! 7. Qu’est-ce que la liberté en musique? Quels rapports entretient-elle avec la maîtrise instrumentale? Liberté est un mot qui a des sens très différents pour des gens différents. C’est parfois l’occasion de développer une idée que l’on a. Avoir assez de temps, assez d’argent, assez d’espace, assez d’énergie, et personne en travers de son chemin. “Maîtriser son instrument”, ça veut dire quoi? La plupart des musiciens ne maîtrisent leur instrument que lorsqu’ils restent dans les limites d’un style donné. Lorsqu’ils vont vers d’autres styles, ils n’y sont pas des Maîtres. Mais connaître son instrument et les paramètres d’un style donne de toute manière d’avantage de flexibilité dans une musique. 8. Votre musique vous permet-elle de vivre? Ma vie entière a été merveilleuse que les mots ne peuvent l’exprimer. On m’a couvert de faveurs. Un peu partout dans le monde, on s’est intéressé à ma musique et à ma manière de jouer. Tout le monde n’a pas cette chance, mais ça a à voir aussi avec le fait de persister ou pas pour atteindre ses buts et ses idéaux, même s’il faut faire la plonge ou devenir un temps facteur pour joindre les bouts. En Amérique, les musiciens talentueux et sincères qui créent de la musique de manière originale et inventive ont le plus souvent des difficultés à vivre de leur art. Mais peut-être en est-il de même en France? Au Danemark, en reconnaissance de leur oeuvre et des valeurs artistiques qu’ils ont créees pour la société, certains musiciens de jazz, dont je suis, ont reçu des bourses à vie. Pierre Dørge, Jan Kaspersen, Marilyn Mazur, Kenneth Knudsen, Palle MIkkelborg. Nous n’avons plus a nous soucier de savoir d’où viendra le prochain franc, dollar our kroner, nous pouvons poursuivre notre oeuvre en nous sentant en sécurité, vivants et en pleine forme. 9. Quel est votre projet le plus cher? Espérez-vous le réaliser dans un proche avenir, et avec qui? Je veux profiter de la vie autant que possible avec ma famille et mes amis. Regarder avec compassion ceux qui connaissent des périodes difficiles. Et puis je souhaite qu’il y ait davantage de dimanches et de jours fériés dans une semaine, les gens ont de meilleurs rapports ces jours-la. 10. Comment envisagez-vous l’avenir du jazz? Le jazz durera aussi longtemps que nous tous et continuera de changer. De nouveaux élements et d’autres types d’instrumentation s’y intégreront. Prions pour que de nouveaux génies naissent afin d’élever la musique et l’humanité vers de nouveaux sommets.
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| Critiques | |
| CONCERTS | |
Dernières Nouvelles D’ Alsace -Bas Rhin, le 7 juin 1991 Les architectures de Tchicai A
chacune de ses éditions, le festival Saxofolies a tenu a suscité
la création. Cette année, c’est en particulier autour
de John Tchicai que s’est élaboré un projet. Le public
du festival a pu le découvrir mercredi soir, à “Pôle
Sud”. Une douzaine de musiciens se sont relayés aux côtés
de Tchicai, architecte de musiques ouvertes sur le jazz, mais aussi sur
les courants contemporains.
“Lisbonne
Story”, le Jazz em Agosto - Festival à Lisbonne, août
2001 ‘ce qui comble le regard comble le coeur’ Le
New York Art Quartet (avec Amiri Baraka, dont les épaules recouvertes
d’une fine poussière mythologique, qui vient se déposer
là en dépit de tous les soins politiques aportés,
furent époussetées pour de bon par Milford Graves, lequel
en profita pour tambouriner allégrement sur le dos du poète
et lui crier dans l’oreille)... On s’attendrait presque à
voir apparaître John Tchicai, Roswell Rudd, Reggie Workman et Milford
Graves (avec Amiri Baraka), et ce sont eux qui arrivent, avec une grande
souplesse d’êtres thermiques, présents comme l’on
peut l’être quand on vit ensemble dans le désordre
de la musique, quand on vit à très grands frais de langues
de feu. La première et seule consigne du NYAQ: absolument brûler
les étapes, mais avec la magnificence de ceux qui savent tailler
en pièces l’infini, j’ai nommé: Tchicai le reptilien,
Rudd et ses rodomontades, Workman abyssal, Graves agité et agitant
(avec Amiri Baraka et ses quatre vérités). Comme si la réalité
de leur association était au prix d’un toujours spectaculaire
écartèlement. Ce pourquoi peut-être le New York Art
Quartet n’était pas un groupe intégré et n’est
pas une re-formation acquise, mais une réunion hautement improbable.
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| CD | |
CD - INDISPENSABLE John
Tchicai
John
Tchicai (altosax), Pierre Dorge (guitar), Niels-Henning Orsted Pedersen
(bass)
CD - Love Notes from the Madhouse Tchicai - Komunyakaa Jean-Pierre
Moussaron, passant en revue le peuple du blues et des free jazzmen, avait
vu John Tchicai en alchimiste. C’est en pélerin, pour reprendre
une autre de ces identités analogiques, qu’il nous apparaît
au tournant du siècle, non seulement parce que, de Copenhague à
New York dans les années 60 (avec Coltrane, Ayler, Shepp, Bill
Dixon our Don Cherry dans le New York Contemporary five, Roswell Rudd
ent Milford Graves dans le New York Art Quartet...), le Danemark à
nouveau où il fonde et anime la Cadentia Nova Danica au cours des
deux décennies suivantes, et aujourd’hui la Californie, à
chaque fois l’afro-scandinave a joué un rôle disséminateur.
Ces dernières années, on l’avait entendu de loin en
loin et plus ou moins inspiré, avec de jeunes musiciens suisses
ou californiens, se mesurant à Charles Gayle, invité du
trio d’Assif Tsahar au Vision Festival... Tchicai était encore
de passage à Chicago le 12 septembre 1997 pour rencontrer le poète
Yusef Komunyakaa, sa langue immémoriale en crues quotidiennes,
sa voix soufflante, sa parole qui se souvient de tout et au-delà,
brûlante comme cette neige qui recouvre l’histoire des siens
( de Ju-Ju, Robert Johnson, Louis Armstrong, Eric Dolphy et Rahsaan Roland
Kirk, de leurs proches, de leurs frères, élus et anonymes
également salués).
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| Infos | |
Cette année a vu déjà trois sorties de nouveaux
disques de John Tchicai et une re-sortie sur CD très
spéciale::
Un nouveau CD "Letter from America" (LTR
07-003) est sorti de John Tchicai invité par le Paul Hemmings
Trio. Il a été présenté en deux concerts
en février 2008 au Big Apple, et il a reçu des bonnes
critiques.
Un autre CD, "Coltrane in Spring" (ILK 141), avec
Tchicai au tenor et à la voix, Jonas Müller, cornet et piano,
Nikolaj Munch-Hansen, contrebasse, et Kresten Osgood, batterie, vient de
sortir. Pour plus d'information: ilkmusic.com/krestenosgood.dk.
Tout neuf: "No Trespassing"
Rien moins que l'album séminal AFRODISIACA"
Aujourd’hui on peut commander et downloader
de la musique imprimée de plusieurs compositions
de John Tchicai à Sheetmusicnow.com.
Calendrier:
27 octobre
31 octobre
5 février
7 - 9 november D'autres événements seront ajoutés!
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